BEVERLEY, LE DERNIER CINE X DE PARIS

Un reportage photographique réalisé par Alexis Benitez et Angel Herranz


Situé dans une petite ruelle du 10è arrondissement de Paris, le dernier bastion du culte au cinéma porno vintage s’apprête à fermer le rideau de fer définitivement. Cet endroit emblématique, est essentiellement visité par des sexagénaires, mais aussi par quelques jeunes hommes curieux, qui viennent découvrir des formes féminines d’une autre époque. D’autres encore, viennent y rencontrer des personnes avec des intérêts communs : ceux du plaisir.

Dans ce huis clos, le temps coule lentement comme à l’image des films projetés, avec une vraie histoire qui ressemble plus à celle de ces vieux messieurs et de leurs génération.

L’arrivée d’internet, du streaming et des téléphones portables, a complètement boulversé le mode de consommation du plaisir.Le propriétaire du cinéma témoigne également des effets que ces nouvelles tendances de consommation ont entrainé sur son commerce.

A la fin de années 1970, Paris comptait une quarantaine de salles classé X. Dix ans plus tard, il n’y en avait plus qu’une vingtaine entre République et Opéra. A l’époque, 1 film sur 3 était érotique ou pornographique.

L’âge d’or du Beverley est déjà bien loin. Les bons vieux jours ont commencé à s’envoler depuis la disparition progressive du cinema traditionnel en 35 mm. Le cinéma ne compte plus que 600 clients par semaine, contre 1600 il y a 20 ans. Pourtant, dès que le néon s’allume quelques dizaines de clients continuent à pénétrer dans l’obscurité de cette salle de cinéma.

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